Un masque peut aussi servir à transmettre des informations. C’est l’idée de Gildas Bouger avec Egle, un dispositif conçu pour le cécifoot. Ses capteurs recueillent des données sur les obstacles et les limites du terrain, puis les convertissent en vibrations sur le visage. L’objectif est d’aider les joueurs à mieux se repérer pendant la partie.
Deux projets français, deux résultats distincts
Ce projet permet à la France de figurer pour la deuxième année consécutive parmi les vingt finalistes internationaux du James Dyson Award. Mais le gagnant de l’édition française est un autre dispositif, destiné cette fois aux bébés prématurés. Le prix national a en effet récompensé NUMA, une assistance respiratoire à faible coût développée par Josselin Chenevier et Maxence Lolo, de l’ESTACA. Cette distinction s’accompagne de 6.000 €.
Pourquoi retrouve-t-on alors Egle dans la sélection internationale ? Le règlement prévoit d’abord la désignation d’un lauréat et de deux finalistes dans chaque pays ou région participant. Des ingénieurs Dyson choisissent ensuite vingt projets parmi cette sélection. Le premier prix national ne garantit donc pas une place à l’étape suivante.
Egle poursuit ainsi le concours. Pour connaître le prix du dispositif, sa date de disponibilité ou ses performances, il faudra toutefois patienter : le communiqué ne donne aucune de ces précisions.

Parmi les autres finalistes, plusieurs projets concernent la santé. Aux Philippines, BiDaKidney est un appareil de dialyse semi-automatisé présenté comme peu coûteux. Au Canada, SoleTrace associe intelligence artificielle et numérisation par smartphone pour rechercher des signes précoces de Parkinson à partir de l’usure des chaussures et des changements de démarche.
AnemoSwab propose, lui, de recueillir des particules dans l’haleine pour dépister des maladies respiratoires. Le communiqué ne fournit pas de résultats cliniques pour ces dispositifs. L’autonomie occupe également une bonne place. Le bracelet allemand NURA vise à traduire la langue des signes en parole. CaneSight est une canne blanche assistée par intelligence artificielle. VocaBuddy aide des enfants autistes non verbaux à communiquer grâce à des voix et des photos familières.
La sélection comprend aussi Reefvive, un support en matériaux recyclés pour restaurer les récifs coralliens, et Sentinel, des capteurs pour surveiller les dommages des bâtiments en béton après un séisme. Douze ingénieurs Dyson ont évalué les projets selon leur fonctionnalité, leur conception, leur originalité et leur viabilité commerciale. James Dyson choisira les lauréats internationaux, annoncés le 4 novembre. Chacun recevra plus de 35.000 € pour poursuivre son invention.